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Le culturisme
Publié par bodypower dans Culturisme et physiologie
CULTURISME
L’objectif du culturisme est déterminé par 3 objectifs : Ø Développer le + possible le volume de tous les muscles moteurs Ø Harmoniser les proportions de ceux-ci Ø Diminuer la masse adipeuse jusqu’au niveau le plus bas à l’approche de la compétition
La compétition nécessite une sensibilité accrue au niveau de l'expression corporelle et une grâce évidente pour permettre de mettre en valeur les muscles. Le posing doit être l'équivalent d'une chorégraphie en danse.
Il y a 7 poses imposées pour les hommes et 5 pour les femmes :
Le volume, symétrie et détaché musculaire sont chacun liés à 2 phénomènes : Anabolisme : c’est le phénomène qui consiste à transformer des substances simples en substances complexes : comme les acides aminés en tissus musculaires (anabolisme protéique) et glucose en glycogène (anabolisme glycogénique). L’anabolisme existe donc également pour le tissu adipeux, osseux, conjonctif… Catabolisme : c’est le phénomène qui consiste à transformer des substances complexes en substances simples. Les sucres lents ou rapides, les graisses, les protéines alimentaires peuvent être transformer en glucose pour fournir à l’organisme l’énergie nécessaire à la resynthèse de l’ATP, substrat énergétique de base utile à toutes les cellules de notre corps. Ces deux phénomènes constituent le métabolisme (c’est l’ensemble des processus de dégradations et de synthèses des tissus cellulaires) et s’équilibrent dans des conditions de vie normale grâce à un principe de régulation nommé homéostasie. La nécessité de notre corps à se trouver en état homéostatique engendre la mise en place de tout un ensemble de système de régulations.
Les mécanismes de l’hypertrophie : Ø Augmentation du nombre de myofibrilles Ø Augmentation de la vascularisation ou des capillaires Ø Développement des tissus conjonctifs Ø Augmentation de la quantité de LIC du en grande partie par l’augmentation des stocks de glycogène Ø Augmentation (controversée) du nombre de fibres (hyperplasie), prouvée chez les animaux mais pas encore chez l’homme.
Myofibrilles : le muscle contient des faisceaux de fibres, qui sont eux-mêmes composés de myofibrilles, qui sont la succession de sarcomères, alignés en série et solidaires dans la contraction. Lors d’un travail à plus de 70% de la RM, on constate que les myofibrilles ont tendance à croître en volume et en nombre. L’augmentation de la taille des myofibrilles est la cause principale de l’hypertrophie ou encore appelée prise de masse musculaire. Elle est due à une fissuration longitudinale consécutive au déséquilibre de la bande A et de la bande I : la bande A (actine et myosine) se dilate à l’effort ce qui entraîne une traction mécanique importante sur la strie Z qui rompt et donne naissance à deux nouvelles myofibrilles.
Le tissu conjonctif ou aponévrose (enveloppe musculaire, tendon) représente 13% du poids total du muscle. Au bout de six mois de pratique, le tissu aponévrotique se développe plus vite que le muscle car il est doté de plus de plasticité (capacité de changement) et réciproquement se dégrade plus vite à l’arrêt total d’entraînement ce qui engendrera d’éventuelles blessures dans le cas d’une reprise non-dosée. La vascularisation : le nombre de capillaires est 2 X plus important chez le culturiste que chez un sédentaire en raison d’un travail dans la filière anaérobie lactique. En revanche, les powerlifteurs ou haltérophiles seront eux moins vascularisés que le sédentaire car leur travail dans la filière anaérobie alactique ne nécessite pas d’oxygène lors des efforts courts et intenses. Sarcoplasme : lors des entraînements de type culturiste, à dominante hypertrophie sarcoplasmique, on a pu constater une accumulation d’acide lactique engendrant : Ø une baisse significative du PH de la cellule Ø une perturbation de la perméabilité de la membrane cellulaire Ø une augmentation de la quantité de liquide contenu dans la fibre Ce type de travail étant gourmant en glycogène, ce dernier va sur compenser en accroissant ses stocks, attirant à l’intérieur de la cellule pas loin de 3 X son poids sur compensé en eau. C’est le volume musculaire, non générateur de force supplémentaire, car il n’intervient pas sur la composante contractile du muscle. Le résultat est une retenue d’eau intracellulaire, un œdème servant à l’aspect visuel de cette discipline. Hypertrophie L’hypertrophie est due à une augmentation des protéines contractiles. Les mécanismes par lesquels les contraintes de l’entraînement, avec charges additionnelles, engendrent une hypertrophie sont encore plus ou moins inconnus. Si on part des données de départ (anabolisme et catabolisme) on peut dire que l’hypertrophie est un phénomène d’adaptation suite aux dommages musculaires engendrés par un entraînement suffisamment intense. Physiologiquement, on a pu constater : Ø une élévation de la créatine phosphokinase sérique signe d’une activité enzymatique accrue Ø une quantité importante de myoglobines dans le surines signe de dommages causés aux protéines contractiles Ø la présence d’hydroxyproline dans les urines signe de dommages causés aux tissus conjonctifs. Lors d’un entraînement de type culturiste à une intensité de plus de 70-80% de la RM, on constate des modifications positives sur l’ensemble des sécrétions hormonales : Catécholamines (adrénaline et noradrénaline) Hormone de Croissance (GH) ACTH-Cortisol TSH Thyroxine Endorphines Testosterone Estradiol-Progéstérone Glucagon Rénine-Angotiensine-Aldostérone Hormone Antidiurétique (ADH) Parathormone-Cacitonine Erythropoiétine Prostaglandine On constate par contre une diminution de sécrétion d’insuline en raison des besoins en glycogène pendant l’exercice. L’observation des réponses hormonales à l’effort révèle un conseil primordial pour le culturiste : les séances brèves et intenses avec charges lourdes entraînent une modification du rapport testotérone/cortisol par augmentation de la testostérone et une baisse du cortisol, ce qui a pour effet de favoriser l’augmentation de la masse maigre et diminution de la masse grasse. Par contre, passé le délai d’une heure, une heure et demie et les proportions s’inversent. Toutes les sécrétions utiles vont chuter brusquement : c’est le premier symptôme du surentraînement. Le stress peut être de nature physique, chimique ou psychique et prendre diverses formes comme la maladie ou l’anxiété. C’est une situation au cours de laquelle l’organisme subit un dommage et contre lequel il va réagir. L’étroite relation entre le SNC et le système hormonal, notamment les glandes surrénales, fait que l’exercice implique les deux systèmes. Les glandes surrénales : La medula-surrénale sécrète : Ø noradrénaline Ø adrénaline dont la trop grande sollicitation entraîne un épuisement partiel voire total en raison d’efforts répétés de très haute intensité sans phase de récupération. La cortico-surrénale sécrète : Ø cortisol, aldostérone (hormones catabolisantes) Ø précurseurs androgènes notamment somatotrophine (hormones anabolisantes) Au moment du stress, la sécrétion surrénalienne est actionnée et des influx nerveux vont partir du SNC et arrivent à la médula-surrénale et va libérer l’adrénaline et la noradrénaline qui sont deux hormones qui préparent l’individu soit au combat soit à la fuite. Des hormones stimulant l’adrénocorticotrope (hormone hypophysaire stimulant les corticostéroïdes), augmentent la production de cortisol et adaptent le métabolisme à cette situation. 3 réponses de l’organisme face au stress : Réaction d’alarme : Ø accélération de la FC Ø augmentation de la tension artérielle Ø modification de la circulation sanguine Ø élévation du métabolisme mettant à disposition des cellules les nutriments nécessaires à l’augmentation des besoins énergétiques Stade de résistance : C’est l’état d’adaptation de l’organisme au stress qu’il subit. Ø Tension artérielle reste élevée Ø Métabolisme maintenu a un niveau permettant de résister à l’agression C’est la phase importante dans l’activité physique, celle qui permet d’améliorer les qualités physiques du sujet. Elle se caractérise par un important catabolisme protéique et des niveaux élevés de sécrétions hormonales. Phase d’épuisement : C’est la phase qu’il faut à tout prix éviter dans toute activité physique. L’organisme est incapable d’utiliser les corticostéroïdes disponibles ainsi que de réagir au stress et de s’y adapter davantage. C’est ce qu’on appelle le surentraînement ou syndrome de surcharge chronique.
Petit éclaircissement :
Le fait de travailler en série longue n'a qu'un seul but augmenter l'endurance musculaire. cela permet notamment de developper le phénomene de capillarisation afin que l'organisme puisse plus facilement oxygéné le muscle en question et moins souffrir de l'acide lactique.
Les 2 types d'hypertrophies se superposent... on ne peut pas dissocier les deux mais il est clair que les méthodes d'entrainement et le type de charges joueront plus sur l'une ou l'autre.
C'est pour cela qu'il est interessant lors d'un cycle de volume de maintenir une base de travail lourd afin de conserver l'intensité de l'entrainement. Ce qui va favorablement générer un gain considérable puisque l'on va se retrouver à la frontiére de la masse et du volume. Même opération lors d'un cycle de séche, bien que l'alimentation étant hypocalorique, celle-ci ne permettera pas de conserver un travail avec des charges conséquentes. C'est pour cela que la tâche d'un culturiste est si compliquée à l'approche des compétitions. Maintenir une masse considérable avec un gros volume en étant sec tout en s'entrainant et en ne mangeant presque pas. Homéostasie en grande difficulté !
SURENTRAINEMENT
CausesØ Quantité d’entraînement trop importante Ø Non respect des alternances des temps forts, de la récupération Ø Manque de sommeil Ø Surcharges professionnelles et privées Ø Alimentation inadéquate Ø Manque de variations dans l’entraînement RepèresØ Fatigabilité anormale Ø Troubles du sommeil Ø Perte d’appétit Ø Perte de poids Ø Baisse des performances Ø Baisse de la coordination Ø Sudation inhabituelle Ø Maux de tête Ø Baisse du métabolisme de base SolutionsØ Repos relatif et /ou complet Ø Revoir la planification Ø Arrêter l’entraînement pendant quelques temps Ø Repos actif (massage, stretching, sauna…) Ø Augmentation du sommeil Ø Alimentation adaptée à l’activité
Propos recueillis par Mister K
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